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Notre passé
est écrit dans la pierre. Notre avenir aussi...
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Dimanche matin, 24 octobre 2004, rendez-vous avec Bordeaux.
Son Altesse Royale, le Prince Jean de France est en visite dans
cette belle ville depuis 3 jours.
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Comme à l'accoutumée,
le Prince n’a pas perdu de temps. Visite des installations du C.E.A
du Barp, Visite de la Maison Ginestet, Cartonnerie d'Abzac, rencontre
à la Mairie, entretien avec Monseigneur Ricard, archevêque
de la cité, et visite du Musée des arts décoratifs.
Passé, présent et futur se mêlent.
Quittant la gare Saint-Jean au pas de course, attrapant un vieux taxi
chaotique, je rejoins l'église Saint-Paul pour la Messe. Passage
par la Place de la Victoire et salut à l'arc de Triomphe qui me
sourit de son beau chapiteau fleurdelysé. Notre histoire est écrite
sur ces pierres blondes.
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L'église Saint-Paul est affublée
de "pansements". Un sérieux ravalement est en cours.
La ferveur des fidèles n'est pas feinte et les chants s'entendent
de la rue. Beau prêche, très beau prêche. Pharisiens
et Publicains... Tout est dit.
Les fidèles sont avertis que Son Altesse Royale, Jean de
France, Duc de Vendôme, "recevra" sur le parvis.
En fait de parvis, c'est la rue qui seule peut contenir tout le
monde. Rue piétonnière s'entend... |

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Les générations
se bousculent courtoisement afin de saluer le Prince, lui dire
un petit mot, un témoignage ou évoquer un souvenir.
Pour beaucoup c'est l'émotion de la première fois,
et pour tous c'est le sourire réservé du Prince.
Le départ se précipite. Les horaires doivent être
tenus.
Direction La Brède, Léognan.
Ce n'est pas bien loin. Le temps est beau. Le rendez-vous est
chez le Comte Clary !
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C'est le château Le Thil, avec
son beau parc conçu par Louis-Ferdinand Fischer, créateur
du jardin Public de Bordeaux. Aujourd'hui, c'est la famille de Laitre
qui maintient le domaine et nous reçoit avec délicatesse.
Nous sommes au coeur de l'A.O.C. Pessac-Léognan., relevée
en 1989 sur le domaine, par Jean de Laitre.
Le Prince arrive et déjà
toutes et tous sont impatients. Le maître des lieux accueille Son
Altesse Royale par des phrases qui sont d'une toute autre nature que des
phrases convenues, puis Bernard Pascaud, artisan de cette visite se souvient
: sept ans déjà ! En 1997, le Prince était venu deux
jours... Et depuis Monseigneur écoute la France et va à
sa rencontre. Nous retiendrons les jolis mots de Bernard Pascaud : "Capétien
du XXI siècle, qui est nos racines et nos ailes", tel est
le Prince.
Et le Prince prend la parole, oubliant
très vite le bout de papier qui lui tenait lieu de plan, à
peine plus grand qu'une carte à jouer.
Monseigneur nous rappelle sa vocation de Prince Chrétien et
de Prince Français : "deux
principes inséparables, au coeur de la francité... que
j'essaie de traduire dans mon action".
Le Prince Jean de France nous fait partager son émotion, en
nous rappelant qu'il a rendu visite au centre Abadie, lieu de soins
et de prise en charge pour les jeunes anorexiques et suicidaires.
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Monseigneur nous rappelle ce souci toujours
présent : "Le service des autres
est au coeur de mon action, que je souhaite faire avancer et faire partager".
Une assistance de bien de plus de deux
cents personnes écoute.
Le Prince poursuit, toujours attentif à l'auditoire : "Il
est important aujourd'hui de poser les actes qu'il faut pour prendre les
bons chemins."
Et de nous rappeler aussi que le Comte de Paris son grand-père,
avait initié cette présence active il y a plus de 50 ans,
que son père le Comte de Paris, Duc de France, la reprenait aussi,
et que lui Jean de France Duc de Vendôme ne se dérobait pas,
sachant que, comme disait son grand-père : "L'avenir
dure longtemps".
Et nous, nous n'avons pas vu le temps
passer.
Autour d'un buffet de grande qualité, les amis se retrouvaient.
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Et debout, au milieu d' un pré-carré de un mètre
sur un mètre, Monseigneur reçu les témoignages
de respect, de fidélité, répondit aux questions,
écouta, toujours, pendant une heure, deux heures et plus...
Le Prince nous avait dit "puiser
ses forces dans ces rencontres". Nous pûmes
mesurer combien il en faut !
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C'est vrai, disons le sans pudeur, ces
rencontres nous "regonflent" et nous voudrions que l'avenir
ne dure pas si longtemps...
Il fallait partir.
Regagnant Bordeaux, notre itinéraire
nous reconduisit à la Place de la Victoire. Je compris que
sur le chapiteau de l'arc de Triomphe, ce n'était pas que
notre passé qui était écrit. Notre avenir aussi
se présentait à nous.
Toutes nos félicitations aux Bordelais, qui autour de Bernard
Pascaud ont été les artisans de cette belle journée. |
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Portemont, le mercredi 27 octobre,
en ce jour de la Saint-Florent, a.d. 2004
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